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Programme de Mme de Monferrand |
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Ce programme est celui qui a prévalu à l'élection de Madame de Monferrand lors de l'assemblée générale du vendredi 19 décembre 2008.
En voici les principaux points:
- Amélioration des relations entre le LOOF, les éleveurs et ses autres usagers
Les éleveurs sont les principaux utilisateurs du LOOF puisque sa première mission est l'émission des pedigrees. C'est donc d'abord vers eux que les services doivent être tournés.
Mais le LOOF a d'autres membres, comme les clubs de race ou organisateursd'expositions, et d'autres usagers : acquéreurs potentiels de chatons, structures institutionnelles, médias, etc. La qualité du premier contact avec le LOOF et des réponses abouties sont donc primordiaux.Le LOOF doit :
- communiquer avec des numéros de téléphone et des emails personnalisés (un numéro, un email = une personne, une fonction);
- répondre aux courriers simples sans qu'il soit nécessaire d'user de Recommandés;
- refaire le site en 3 parties distinctes :
- Site public (informations générales et promotion du chat de race)
- Espace éleveurs (informations plus techniques, accès à un espace personnalisé avec mot de passe/login, attribution d'un numéro d'éleveur pour déclaration en ligne, consultation de l'avancement des dossiers, etc.)
- Espace adhérents (PV de CA, liste de diffusion...)
- Relancer le paiement en ligne pour les DSN et pour les pedigrees, utiliser les cartes bancaires et/ou Paypal.
Cela avait déjà été étudié et presque finalisé lors de la présidence de Patrick Leterrier.
Un audit extérieur sera souhaitable pour relever les responsabilités de chacun avec, notamment, l'examen du licenciement de Mme Chaumaison et les accusations d'abus de bien sociaux dont diverses personnes ont été l'objet. Ce genre d'audit purement comptable et juridique est simple et peu coûteux. En revanche si l'on décide de faire aussi un audit d'organisation sur le fonctionnement du LOOF avec l'idée de fluidifier et de simplifier les procédures opérationnelles (dématérialisation, par exemple), ce sera plus complexe et plus coûteux (mais c'est moins urgent).
- Statut de l'éleveur
Il existe une définition légale de l'éleveur (loi du 6 janvier 99) avec ses obligations afférentes. Pour ces éleveurs, les choses sont assez simples et ces obligations, même si elles peuvent paraître contraignantes, sont une forme de protection car des éleveurs officiels peuvent défendre et faire représenter leurs intérêts.
Restent les particuliers (une portée par an) qui sont « traçables » car ils déclarent leurs portées au LOOF. Ces particuliers « vrais » représentent 47 % des déclarants au LOOF et sont une force vive indispensable à l'élevage félin.Le LOOF doit :
- être le partenaire naturel du législateur dans toute discussion ou projet de réglementation concernant l'élevage félin,
- développer les synergies avec les autres acteurs de la filière d'élevage des carnivores domestiques (l'élevage des petits chiens est très similaire de celui des chats) pour défendre des intérêts communs,
- assurer une veille législative pour réagir en amont et très rapidement en cas d'excès de réglementation (exemple : interdiction des petites annonces animalières pour les particuliers, y compris ceux qui déclarent des animaux LOOF, déclaration administrative pour une portée) voire réagir à de nouvelles mesures comme les deux visites vétérinaires annuelles prévues dans le décret du 28 août 2008.
- Le LOOF, organisme technique de l'élevage félin
Même si pour beaucoup d'entre nous l'élevage félin est une passion, l'exercice de notre hobby exige des compétences techniques. Le LOOF et ses membres (clubs de races, mais aussi clubs organisateurs d'exposition) doivent se comporter en organisme technique au service de l'élevage félin et de ses acteurs.
Le LOOF doit :
- aider les clubs de race, acteurs majeurs de la promotion des races félines et de leur développement, en leur donnant des missions ET des moyens.
Moyens techniques comme la mise à disposition d'outils statistiques, d'informations concernant leurs races, de négociations avec les laboratoires et les partenaires etc...,
ET financiers, avec des subventions allant bien au-delà de celles d'aujourd'hui. Des dotations exceptionnelles doivent être données aux clubs de race ayant en charge des populations à petit effectif. Le tout devant leur permettre d'assurer leur mission, très large puisqu'elle va du conseil au futur acquéreur jusqu'à l'éventuelle gestion de maladies génétiques !- aider le producteur de chat de race, quel que soit son statut : particulier, professionnel de seconde activité ou d'activité principale.
Ne nous trompons pas, le « mouton noir » n'est pas l'éleveur déclarant, même maladroit, mais le clandestin qui ne déclare pas ses animaux et qui vend avec tromperie (type, apparence, race, la nuance est peu compréhensible pour le novice) des chats qui, souvent, ne sont même pas identifiés pour éviter toute trace.
Cette aide réside notamment dans la mise à disposition d'outils :
- formation, du CETAC option chat valable pour l'obtention du certificat de capacité jusqu'à la formation continue qui est désormais demandée par le législateur,
- information sur ses obligations et ses droits, avec, pourquoi pas, la mise en place d'un service de conseils juridiques réservés aux éleveurs,
- possibilité de pedigrees « renseignés », ou de documents annexes accompagnant le pedigree, où figurent des informations « santé », voire comportementales en plus de la performance (titres) comme c'est le cas actuellement. Attention, la publication de ces informations ne peut et ne doit se faire que sur la base du volontariat, le but étant de mettre en avant le travail des éleveurs sélectionneurs (définition « qualité » qui n'a rien à voir avec le statut !) par rapport à ceux qui négligent ces aspects.
- élaboration et mise en place de grilles de sélection basées sur la performance (résultats d'exposition), la santé et la descendance. Ces grilles, qui peuvent différer d'une race à une autre, doivent être mises en place avec l'aide et la collaboration des clubs de race en respectant toujours la règle du volontariat vis-à-vis des éleveurs.
- travailler en étroite collaboration avec les clubs organisateurs d'expositions qui sont essentiels dans la sélection puisque c'est lors de leurs manifestations que sont délivrés les certificats de titres qui figurent sur les pedigrees. De plus, les expositions félines sont des moments clefs de la promotion des chats de race. Comme pour les relations avec les éleveurs, les procédures administratives entre les clubs organisateurs d'exposition et le LOOF doivent être fluidifiées avec la mise en place de moyens informatiques pour aller vers une « dématérialisation » : vérification des catalogues, communication des numéros de demande de pedigrees et validation des titres en ligne etc...
Une liste à jour des juges reconnus et des races qu'ils sont habilités à juger doit être tenue à la disposition de tous, avec des liens sur les juges étrangers reconnus par le LOOF, notamment via leurs fédérations ou clubs respectifs.
- Relations institutionnelles
Créé en 1996 pour répondre à une directive européenne, le LOOF a pâti de sa singularité depuis son origine, l'Italie étant, pour l'instant, le seul autre livre des origines européen reconnu par son autorité de tutelle nationale (ministère de l'Agriculture).
La centralisation n'a cependant pas que des désavantages car elle permet de bénéficier d'un poids inédit auparavant qui doit être tout entier mis au service de l'élevage félin et de la promotion du chat de race.
Pour exercer pleinement son rôle d'organisme fédérateur de l'élevage félin en France,le LOOF doit entretenir des relations soutenues avec ses partenaires qu'ils soient institutionnels, associatifs, relais d'opinion ou sponsors.
Le LOOF doit:
- reprendre contact avec la DGAL, notre interlocuteur au ministère de l'Agriculture, notamment dans le cadre du dossier d'OS (organisme de sélection) comme le prévoit la LOA (Loi d'orientation agricole) ;
- demander à faire partie de la structure de suivi des journées « Animal et Société » ;
- densifier les relations avec les fédérations d'éleveurs d'animaux domestiques d'autres espèces avec lesquels nous avons des intérêts communs ;
- relancer les contacts avec les grandes fédérations félines internationales et nationales. Ces contacts devront permettre de renforcer ou de nouer des accords aujourd'hui indispensables dans le cadre d'une félinotechnie mondiale ou à défaut européenne ;
- relancer et renforcer les partenariats avec les sponsors et les médias
- développer des partenariats avec les structures vétérinaires (Société française de Félinotechnie, Syndicat national des Vétérinaires d'Exercice Libéral, AFVAC etc.)
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